Conclusion
conclusion version anglaise ici
Aujourd’hui, la course aux records de hauteur semble être sans limite pour les gratte-ciel. En effet, cette volonté de monter toujours plus haut est pleine de symboles : il s’agit de s’approcher du ciel, lieu comportant un sens divin voir mythologique. De tous temps, les plus hauts édifices, aujourd’hui les gratte-ciel, montraient la puissance d’une civilisation, d’un empire ou, de nos jours, d’une firme financière. Mais, à partir du dépassement d’un certain seuil, la connaissance de la physique devint indispensable pour poursuivre la course.
Les ingénieurs ont étudié les nombreuses contraintes physiques à cette course, ils ont su en tirer les conséquences et ont observé les évolutions techniques obtenues dans d’autres domaines. Ainsi, en croisant ces différentes sources, ils ont pu apporter des solutions toujours plus innovantes : de nos jours, un gratte-ciel est une construction de haute technologie qualifiée de « superstructure » rien n’est laissé au hasard.
Grâce à ces innovations, les ingénieurs repoussent toujours plus loin les limites du gigantisme: il semble aujourd’hui se confirmer que la hauteur symbolique du kilomètre sera atteinte dans les décennies, voire les années à venir. Avec cette évolution, ce sont aussi les mœurs qui se modifient. Au XIIIème siècle, les tours de Notre Dame de Paris émerveillaient tous les étrangers ; à la fin du XIXè siècle, personne ne croyait au projet fou de Gustave Eiffel qui voulait bâtir une tour de 300 mètres de haut ; aujourd’hui on s’apprête à inaugurer un gratte-ciel de 800 mètres de haut à Dubaï qui sera probablement lui-même rapidement détrôné. En imaginant en permanence de nouveaux procédés, l’homme paraît capable de dominer les « forces de la nature » et rien ne semble pouvoir l’empêcher d’ériger de nouveaux « monstres de verre et d’acier » toujours plus hauts. A Dubaï, le gratte-ciel Burj Al-Arab est construit sur la mer, à Taipei le gratte-ciel le plus haut du monde résiste dans l’une des régions les plus sismiques et à une météo peu clémente où les typhons sont fréquents. Jusqu’où ira cette course à de nouveaux records et qui pourrait l’arrêter ?